J’ai un profond respect pour la pensée et l’action d’Albert Camus, et si je lis et relis souvent ses œuvres, c’est parce qu’elles sont (re)devenues d’une brûlante actualité et me renforcent dans la nécessité – impérieuse ! – de prôner et de mettre en action des moyens humains et non gérer la société avec des machines et des chiffres qui broient les êtres et la nature au nom du profit.

Ainsi, à voir l’état de certains pays, toujours plus nombreux d’ailleurs, dont les principaux dirigeants politiques et les décideurs industriels, financiers, commerciaux, sociétaux… qui, pour les premiers, n’ont pratiquement que les termes élection, réélection et pouvoir comme plan de carrière, et, pour les autres, rendement, actionnariat, dividendes, comme ligne de conduite, un constat d’ensemble s’impose.

C’est celui que, tendance devenue majeure, semble-t-il, ces gens sont portés par un esprit nationaliste exacerbé, autoritaire, antidémocratique, tellement éloigné du vivre-ensemble et de la fraternité universelle vu leur quasi indifférence face aux problèmes graves, dont ils sont les sources, tels la dégradation du climat, le fossé qui s’accentue entre les nantis, dont ils font partie, et le peuple, la suffisance qu’ils affichent, les citoyens n’ont plus comme recours que s’organiser du mieux possible pour faire barrage, autant que faire se peut de manière non violente, à ce système de castes indigne et méprisant à l’égard des 99% de la population de la planète.

« Faites attention, quand une démocratie est malade, le fascisme vient à son chevet et ce n’est pas pour prendre de ses nouvelles… » écrivit Albert Camus. Comme il avait raison quand on analyse l’évolution de la société ces derniers temps.

Heureusement, la résistance à cette puissance financière, souvent occulte, ou, disons, discrète, s’organise dans plusieurs pays où il est encore temps de le faire. Ce qui n’est pas le cas, ou alors de manière clandestine, dans des états totalitaires.

Alors, ici, grâce à des supports médiatiques alternatifs comme , POUR, Fakir, L’Union Pacifiste, Golias Magazine, Les liens qui libèrent, qui est une maison d’édition, grâce à des libres-penseurs non inféodés à des partis politiques, religions, dogmes, grâce à des citoyens porteurs de projets d’avenir, celui-ci peut se bâtir autour d’un slogan que j’ai lu lors d’une manifestation : « L’humain  pas la finance ! »

À nous d’agir tant qu’il est encore temps, donc.

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