Pourquoi et comment jeûner

Les maladies augmentent et  la consommation de médicaments aussi. Une autre voie thérapeutique, une méthode ancienne, longtemps méconnue par la science est le , qui peut être une thérapie accessible à tous. D’ailleurs, notre corps est parfaitement adapté au fait de ne pas manger.

« J’ai moi-même expérimenté à plusieurs reprises une semaine de jeûne  en résidentiel et en groupe et à chaque fois je me sens renouvelée, légère et plus forte d’une expérience enrichissante. »

Depuis des décennies, en Russie, en Allemagne, aux États-Unis, des chercheurs explorent cette piste. Et les résultats sont étonnants,  le jeûne, selon eux, est efficace contre plusieurs maladies notamment par rapport à la maladie du siècle, le cancer. Mais jeûner fait peur.

« Souvent la question de l’interlocuteur lorsque j’annonce qu’il m’arrive de  pratiquer  le jeûne est : « Quoi ! Tu ne manges rien du tout pendant une semaine… »

En réalité, le corps s’adapte à la privation de nourriture. C’est le psychisme qui demande à manger et pas l’organe estomac. La sensation de faim disparaît environ après 3 jours de jeûne. Bien sûr, pour effectuer un jeûne d’une semaine, il y a une préparation minimale à suivre une semaine avant et une semaine après.

Bien se préparer au jeûne

Un jeûne cela se prépare. Il est important de bien adapter son métabolisme.  Pour cela il faut réduire les quantités de nourriture, et manger très sainement  avant. Mangez plutôt des fruits et légumes biologiques.

La veille du jeûne, il est d’ailleurs recommandé de ne boire que du jus de légumes et du jus de fruits. Le dernier repas pourra être un bouillon de légumes.

Comment  fonctionne l’organisme pendant le jeûne ?

Lors d’un jeûne d’une semaine, il y a un moment  parfois plus délicat  qui survient souvent vers le 3e jour,  il s’agit du passage  de la crise d’acidose. La crise d’acidose, aussi appelée l’effet rebond, peut durer de 24 à 48 heures et elle annonce le début de l’élimination, de la désintoxication.

Cette crise peut se traduire par une sensation de faiblesse, des nausées ou des migraines. En effet, le corps apprend alors à vivre de ses réserves.  Ensuite, il retrouve un nouvel équilibre. Dès la crise d’acidose passée, c’est une sensation de qui vous envahira. C’est une étape essentielle vers la guérison.

« En effet, lors de mes différents jeûnes en groupe résidentiel, j’ai observé que certaines personnes ont des symptômes  plus ou moins importants et d’autres, comme moi, ressentent juste une fatigue plus importante. De plus la cure de jeûne que j’ai suivie  propose un apport de minéraux via des petites rations de jus ou de bouillon  ce qui atténue la crise d’acidose. »

À savoir que le corps dispose de 3 carburants, le glucose, les protéines et les lipides. Après un jour, le glucose est épuisé alors le corps va fabriquer du glucose et va puiser dans les graisses pour créer un substitut de glucose.

Par exemple, une personne mesurant 1m70 et qui pèse 70kg possède  environ 15kg de réserve de graisse. De quoi tenir, s’il est en bonne santé, une quarantaine de jours. Après la crise, le corps trouve un nouvel équilibre et des soins appropriés aident à mieux supporter le jeûne.

« Effectivement, au programme d’une journée type il y aura 2 à 3h d’exercices physiques comme la marche, ensuite des soins comme le massage, le sauna, le lavement intestinal et, bien entendu, du repos.

Car, il importe d’être occupé au quotidien et aider le corps à faire au mieux son travail. Il faut aussi aider la tête à se détendre via la relaxation, la méditation, le scanning corporel et s’accorder du temps pour aller à la rencontre de soi. »

Tout converge vers un même objectif, stimuler les organes d’élimination que sont les poumons, les reins, les intestins, le foie, la peau. Le but est de permettre au corps d’éliminer les du métabolisme. Le corps s’adapte et le mental traîne parfois. Le psychisme croit à des besoins qu’il n’a plus. Ce n’est pas l’estomac qui réclame à manger, c’est la tête. Et lorsque la faim psychique disparaît, les sens s’aiguisent et une certaine euphorie s’installe.

« D’ailleurs, on observe dans le groupe de la bonne humeur, de la joie, de la liberté, plus de spontanéité. »

Le jeûne a un effet stimulant, anti-dépresseur, avec diminution de la douleur et un effet calmant. Au départ, le jeûne provoque un état de stress au niveau corporel et la réaction d’adaptation de l’organisme déclenche une sorte d’alerte, un bouleversement hormonal et neuro-endocrinien. De ce fait, des hormones  mobilisent les réserves du corps dont certaines ont aussi un effet anti-inflammatoire et ces mécanismes d’autorégulation induisent les effets thérapeutiques. En d’autres mots, le jeûne stimule les forces curatives de l’organisme. Malheureusement, la recherche n’est pas encouragée faute d’aide financière. Car force est de constater que l’organisme via son patrimoine génétique semble  mieux équipé  pour supporter la carence que l’excès.  

La fin du jeûne est une étape très importante

À la fin du jeûne, qui est une étape importante, il faut  reprendre une alimentation progressivement. Le corps doit se réhabituer doucement à la nourriture. Il est conseillé d’avoir la même alimentation qu’avant le jeune, et ce pendant le même nombre de jours. Par exemple, si vous avez jeûné pendant 7 jours, il faudrait idéalement garder une alimentation très saine pendant 7 jours afin que le corps refasse le plein de minéraux, de vitamines, etc. Et puis, après toutes ces étapes franchies, c’est l’occasion d’un nouveau départ.

En d’autres mots, effectuer une reprise en pleine conscience avec de nouvelles bonnes habitudes. Côté pratique, avant de vous lancer, n’oubliez pas  de prendre conseil auprès de professionnels de la santé.

Autre possibilité : vous pouvez aussi commencer à alléger votre système digestif de façon plus douce. Le jeûne séquentiel peut être pratiqué sans encadrement et consiste à élargir jusqu’à 17 heures la plage horaire où vous ne mangez pas. Cela vous permet de stabiliser votre poids, de préserver votre masse musculaire, de déstocker au niveau des graisses uniquement, de réparer un certain nombre de tissus et cellules et de réguler le terrain inflammatoire.

Et si l’expérimentation du jeûne ne vous tente guère, vous pourriez simplement tester le fait de moins manger à chaque repas, c’est-à-dire, quitter la table en ayant un peu faim. Ainsi vous resterez léger et dynamique. En vous souhaitant à tous et toutes, une excellente santé !

Source : Lejeune, nouvelle thérapie ? Documentaire ARTE, France, 2011.

Alain Huot, www.hygea-alainhuot.fr et webinaire/le jeune-tout-un-art.

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