Larbi Adouane, ancien enseignant et chef d’établissement scolaire algérien, raconte son combat humaniste.  Cet essai  un peu atypique car écrit à quatre mains, est  remarquable de simplicité, de sincérité et de tenacité. Acteur de terrain, Larbi Adouane nous  expose son expérience et nous confie sa vision de nombreuses situations sociétales, politiques et économiques.

Des questions fondamentales émergent de Combats d’un humaniste algérien qui vient de paraître aux Éditions Champs-Élysées-Deauville : pourquoi assiste-t-on dans de nombreux pays à une montée du radicalisme et à un rejet de l’ « autre » ? Et la même question se pose aussi face au silence à l’égard des régimes qui, en théorie, prônaient l’humanisme, tel le communisme, mais se révélèrent être des dictatures impitoyables.

De nombreux thèmes sont abordés dans cet ouvrage, comme la répression, la souffrance du peuple, le quotidien  scolaire sous les bombes, le contexte historique tendu entre l’Algérie et son colonisateur, celui des mouvements citoyens récents ou actuels….

Larbi Adouane, 72 ans, se retrouve encore chaque vendredi dans les rues pour clamer pacifiquement le voeu d’une grande partie de la population algérienne pour la Liberté. Liberté que n’aurait pas dénié Albert Camus (1913-1960).

À ce propos, Larbi Adouane, tout comme son interviewer , est rétif à la violence. “Combats” est donc à prendre dans le sens noble du terme. Il fait implicitement référence à Albert Camus qui fut rédacteur en chef du journal Combats. Lui qui, au-delà de l’information, fit entendre la voix d’un auteur épris de justice, de liberté, de vérité et du respect de la dignité humaine.

Tous des concepts que les manifestants actuels en Algérie prônent avec un pacifisme remarquable, d’où, aussi, l’intérêt majeur de ce livre.

 

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