Dans la série « De la résistance à la révolution », voici notre 2e chronique consacrée à Albert Camus et à ses éditoriaux et articles du temps du quotidien Combat.

D’emblée ce rappel : « Les éditoriaux de Camus consacrés à la presse témoignent de sa vigilance extrême quant à la liberté d’esprit et d’expression qui, seule, pourrait permettre cette presse claire et virile, au langage respectable… »

Si, au fil du temps, l’esprit « Combat » perdit de sa force avec l’arrivée de nouveaux journalistes, que Camus quitta le quotidien avec amertume, avant cela, durant des années, « les éditoriaux d’Albert Camus jouissaient d’un prestige singulier : un véritable écrivain commentait les événements du jour », dit Raymond Aron.

En voici, durant quelques chroniques, quelques extraits choisis :

« Si le mensonge garde un certain pouvoir, il suffit du moins que la vérité soit dite pour que le mensonge recule. »

« La grande force des opprimés est la solidarité dans la souffrance. C’est cette force qui à son tour tuera le mensonge. »

« Rien n’est plus irritant que la vue d’un homme pour ceux qui ont délibérément cessé d’être des hommes. »

« Il n’y a pas deux politiques, il n’en est qu’une et c’est celle qui engage, c’est la politique de l’honneur. »

« Qu’est-ce que le peuple ? C’est ce qui dans une nation ne veut jamais s’agenouiller. »

« Un peuple qui veut vivre n’attend pas qu’on lui apporte sa liberté. Il la prend. »

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