La Révolution du Sourire aux Éditions Frantz Fanon, est un ouvrage collectif qui évoque le hirak, ce mouvement révolutionnaire pacifique débuté le 22 février 2019 et arrêté en plein vol par la pandémie à la COVID-19.

Gageons qu’une fois débarrassée de ce fléau, la rue algérienne bruissera à nouveau de ses revendications face à un système qu’elle décrit comme politico-militaire oligarchique qui perdure, sous diverses formules, depuis des décennies.

Larbi Adouane (Photo D.R.)

Larbi Adouane, auteur et ami algérien, blanchi sous le harnais, participa à toutes les marches du vendredi, les « Vendredire », et alimente encore quasi quotidiennement les réseaux sociaux de réflexions à ce sujet et concernant la Société mal en point.

La lecture de La Révolution du Sourire s’avérait donc un complément nécessaire afin de mieux encore discerner la philosophie de ce mouvement, également qualifié « d’invention d’une nouvelle démocratie ».

Une lecture d’une douzaine d’écrivains, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, réunis dans un essai de 200 pages où chacun, à tour de rôle, expose sa vision des choses.

Ce que j’ai apprécié avant toute autre considération, c’est leur présentation faite par l’éditrice Sarah Slimani : « Chez tous, l’idéal et la pratique quotidienne ne font qu’un ! »

Assurément, une seule chronique sur Fréquence Terre (en partenariat avec POUR) ne suffira pas à répercuter ces importants témoignages mais, déjà, soulignons cette autre parole de Sarah Slimani : « Jamais nous ne nous sommes sentis aussi bien, aussi grands, aussi proches les uns des autres. »

Effectivement, pour en avoir participé à une multitude, et ce n’est pas fini !, il y a lieu de partager l’esprit de ces moments de coude-coude fraternels et pacifiques pour défendre et revendiquer de nobles causes, clamer qu’un désert peut engendrer un rêve, ressusciter un cœur mort de mille morts, « comment le ras-le-bol d’un peuple peut se transformer en poème ».

L’intérêt de nos prochaines chroniques sera, qu’au-delà du cas spécifique de l’Algérie, on puisse retrouver cet esprit « des révolutions possibles » pour tracer les lignes de force d’un avenir humaniste.

Pensons à la Marche du Sel de Gandhi, au mouvement afro-américain des droits civiques et à la Marche de 1963 à laquelle participa Martin Luther King, à la Révolution des Œillets au Portugal, toutes des actions qui eurent un impact considérable. La Révolution du Sourire sera-t-elle de la même trempe ?

En attendant de répondre à cette question avec le recul nécessaire, il me paraît donc opportun, par les temps qui courent, de réagir de manière ferme, déterminée, responsable et de manière totalement pacifique mais, aussi, avec humilité comme lu sur un slogan lors du hirak : « Pardon aux harragas (migrants clandestins) d’avoir mis autant de temps à vous défendre ».

À la prochaine chronique et, en attendant, lisons aussi cet autre slogan : « Marcher c’est bon pour la santé, manifester c’est bon pour la dignité ! »

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