21 juillet 2021
spot_img

Témoignage de Jane Fonda : 1.500 scientifiques pour la désobéissance civile (4/4)

Voici la dernière chronique consacrée à l’essai Que Faire ? de Jane Fonda (Albin Michel), qui avança un chiffre plus qu’angoissant : notre Terre a déjà perdu 30% de ses forêts à cause du changement climatique et il ne reste seulement que 15% des forêts primaires.

Sur tout le globe, ce furent de gigantesques incendies ajoutés à la déforestation industrielle avec pour conséquence des dégagements de CO₂ accrus.

Parmi les multiples recommandations pour tenter d’éviter ces catastrophes, il y en a une trop oubliée et qui consiste à respecter et protéger les droits des peuples autochtones pour avoir une chance de préserver l’immense forêt amazonienne, la plus vaste du monde, par exemple, puisqu’ils la géraient convenablement depuis la nuit des temps.

Hélas, cette forêt, comme tant d’autres, est rasée pour faire place à d’immenses plantations de soja nécessaires pour alimenter le bétail.

Comment et sur qui faire pression ? Sur les chaînes de fast-food et Mc Donald’s n’acheta plus de soja provenant de zones récemment déboisées.

Heureux résultat : cela freina la déforestation au Brésil.

En revanche, très mauvaise information : Burger King refusa le moratoire et 70% de la déforestation perdure à cause de cette entreprise.

Il y a encore lieu d’être vigilant sur le commerce du bois qui ne tient pas compte de l’abattage des arbres en plein milieu urbain, même lors de la délicate période de nidification. Au Parc de la Woluwe, à 1150 Bruxelles, véritable havre de verdure au cœur de la capitale de l’Europe, plus de 400 arbres furent abattus sans vergogne et avec l’aval des autorités communales, dont des membres du parti dit écologique, en quelques semaines.

 

La dernière salve de « Vendredis Alerte Incendie » fut dévolue à l’obligation d’arrêter l’extraction d’énergies fossiles et, surtout, de ne plus soutenir les industries et banques qui n’ont que faire de ce problème majeur pour le climat.

Tout au long des quatre mois, donc des quatorze vendredis de sensibilisation au climat organisés par l’actrice, il y eut des actes de désobéissance civile. Ici, l’exemple de Jane Fonda, malgré tout ce que l’on peut dire sur elle de péjoratif, défraya la chronique internationalement et, ce fut son but, alerta quelques consciences endormies ou franchement hostiles dans le chef de climatosceptiques.

« Certes, dit-elle, je m’étais déjà fait arrêter pour avoir distribué des exemplaires du Code unifié de la justice militaire à des soldats au moment de la guerre du Vietnam, mais si c’était de la désobéissance civile, je ne m’en rendais pas compte. À présent, si nous voulons que la désobéissance civile devienne la nouvelle norme, les alerteurs d’incendie doivent saisir pleinement sa signification. »

Tous mes remerciements à Florence Godfernaux et Raphaëlle Gourvat, attachées de presse aux Éditions Albin Michel, à Greenpeace, à Tim Aubry, photographe, et, bien sûr, à Jane Fonda pour les documents photographiques et informations.

du même auteur