19 septembre 2021

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Édition spéciale « Rapport 2021 du GIEC » : Le bilan est tombé : « Alerte rouge pour l’humanité ! » (Partenariat POUR)

Tellement la situation est catastrophique, que les mots manquent pour qualifier la synthèse du rapport GIEC 2021 que j’ai sous mes yeux, c’est-à-dire trois années de travail, deux cent trente auteurs issus de soixante pays, quatorze mille publications scientifiques passées en revue, qui ont donné lieu à 78 000 soixante-dix huit mille commentaires formulés par plusieurs milliers de relecteurs…

La responsabilité des activités humaines est totale sur les dérèglements climatiques depuis les débuts de la révolution industrielle en 1750. Elle est « sans équivoque » aux yeux des experts du GIEC.

« Des changements rapides et généralisés se sont produits dans l’atmosphère, les océans, la cryosphère et la biosphère », en spécifiant les modifications de la circulation atmosphérique, la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, l’acidification des océans, l’augmentation des précipitations ou encore les modifications de l’aire de répartition des espèces animales marines et terrestres…

Les dérèglements du système climatique se traduisent encore par des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes dans toutes les régions habitées du monde : vagues de chaleur, pluies torrentielles, sécheresses, cyclones tropicaux… Des événements plus fréquents mais aussi plus intenses. Et les preuves de la responsabilité humaine sont également manifestes à ce sujet.

Selon ce rapport accablant, « l’influence humaine a réchauffé le climat à un rythme sans précédent depuis au moins les 2000 dernières années. C’est un fait établi qui est indiscutable », vient de commenter Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe scientifique qui a rédigé ce document.

Si l’on diminue immédiatement « fortement, rapidement et durablement les émissions nocives, les bénéfices seront perceptibles dans un horizon de dix à vingt ans, chaque fraction de réchauffement supplémentaire a des effets tout à fait clairs. Elle augmente la durée, la sévérité et la récurrence des événements extrêmes. Les changements que nous vivons aujourd’hui sont pour beaucoup d’entre eux directement liés à l’ampleur du réchauffement planétaire ».

Quoi qu’il en soit, plusieurs conséquences seront irréversibles à court terme. Même en cas de stabilisation de la température à + 1,5 °C, un retour à l’équilibre des glaciers, demandera un certain temps. Et il est « pratiquement certain que le niveau moyen mondial de la mer continuera à s’élever au cours du XXIe siècle ».

« Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre deux ans, cinq ans ou dix ans pour agir », telle est la première conclusion du GIEC.

L’humanité est bien dans le rouge !

Documents GIEC.

 

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