19 septembre 2021

Podcasts écologie & environnement

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Édition spéciale « Rapport 2021 du GIEC » : « Il faut qu’on bouge, l’heure est très grave ! » (Témoignages)

« Le rapport du GIEC ne contient aucune véritable surprise. Cela confirme ce que nous savons déjà de milliers d’études et de rapports précédents – que nous sommes en situation d’urgence. C’est un résumé – mais prudent – de la meilleure science disponible actuellement. Cela ne nous dit pas quoi faire. C’est à nous d’être courageux et de prendre des décisions en fonction des preuves scientifiques fournies dans ces rapports. Nous pouvons encore éviter les pires conséquences, mais pas si nous continuons comme aujourd’hui, et non sans traiter la crise comme une crise. »

Graphique de l’Organisation météorologique mondiale que Greta Thunberg présente sur ses réseaux sociaux pour illustrer ses propos.

Ce constat et cette recommandation émanent de Greta Thunberg, la jeune activiste écologiste qui a souvent été citée dans les chroniques de Fréquence Terre.

Alors, question essentielle deux jours après la divulgation de ce rapport plus qu’alarmant : comment réagit-on à cette alerte planétaire pour la sauvegarde de l’humanité ?

Première constatation : un exemple parmi d’autres, même si une cité comme Greenville en Californie a été totalement ravagée par les flammes, que 200 000 hectares de végétation sont partis en fumées, soit l’un des incendies les plus ravageurs de l’histoire de cet État, la presse internationale est déjà passée à autre chose : Lionel Messi ne jouera plus au Barça mais au PSG !

Deuxième constatation : alors que de gigantesques incendies favorisés par la sécheresse et les températures caniculaires se multiplient dans le monde, dont la Grèce, la Turquie et la Kabylie, j’apprends que les dirigeants de l’aéroport de Charleroi situé en Wallonie, à quelques dizaines de kilomètres de zones qui furent englouties par les inondations, se félicite – en chœur avec des politiciens – d’une augmentation de plus de 300 000 voyageurs-touristes, augmentation qu’ils ont suscitée au nom de l’économie capitaliste, alors que des milliers de citoyens secourent comme ils le peuvent ceux qui ont vécu l’apocalypse par des eaux torrentielles.

Pour rappel, en Allemagne et en Wallonie, au-delà des nombreux morts, les sinistrés se comptent par milliers et des centaines de maisons, ponts, routes sont détruits.

Le monde politique belge, après les larmes de crocodile d’usage, se crêpe à présent le chignon quant aux responsabilités de ce dérèglement climatique et se préoccupe davantage d’embouteillages routiers que causent les départs et retours de vacanciers.

En Kabylie, la situation est également dramatique face aux feux qui ravagent des centaines et des centaines d’hectares.

Idir Kabyle dénonce l’incurie de politiciens face au désastre kabyle (Prise écran Facebook).

Idir nous fait part en direct d’une situation politicienne aberrante et révoltante : celle de l’État algérien qui refuse l’aide internationale. D’où l’urgente nécessité d’une mobilisation citoyenne, là aussi (Écoutez son témoignage via le podcast ci-contre)

Appel à la solidarité par M.Sahoui.

Quant à Monsieur Sahoui, il lance aussi un appel à la solidarité citoyenne pour sauver sa chère Kabylie, une fraternité universelle qui la ferait renaître de ses cendres, espère-t-il.

Donc, un peu partout sur la planète, les citoyens semblent ne plus attendre l’éventuelle bonne volonté des politiciens pour tenir compte de l’alerte rouge émise par le GIEC.

Il reste à espérer que cette pression sera suffisante pour sensibiliser les patrons des multinationales et ceux qui mangent dans leurs mains.

 

 

 

 

Photo titre : prise écran Facebook d’Idir Kabyle.

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