2 décembre 2021

Podcasts écologie & environnement

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COP 26 : Des êtres humains considérés comme des « déchets »

Comme une ritournelle, les climatosceptiques ressassent le même pseudo-argument : « Voulez-vous que l’on retourne au Moyen Âge et à la chandelle avec votre écologie ? »

Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit-on depuis le XIVe siècle, c’est-à-dire, justement, en plein Moyen Âge !

Effectivement, rarement dans l’histoire de l’humanité, les êtres n’ont été autant dépendants de la mainmise à leur égard.

Des réseaux sociaux à l’hyper-robotisation de la société, de la future 6G généralisée déjà testée au Japon à la suppression de l’argent liquide et des agences bancaires pour davantage informatiser le quotidien des citoyens, ceux-ci sont de plus en plus pistés, classifiés, manipulés, « rentabilisés » jusque dans les moindres détails de leurs vies privées et professionnelles. Et, ceci ne relève absolument pas d’une quelconque théorie complotiste, à lire Vincent De Coorebyter, philosophe, politologue et professeur à l’Université Libre de Bruxelles[1] :

« Alors que la COP 26 nous rappelle les effets destructeurs du capitalisme planétaire, on nous rejoue avec le projet metaverse (un monde virtuel fictif) de Facebook la même pièce qu’avec la 5G, l’intelligence artificielle, les drones, les cryptomonnaies, la reconnaissance faciale ou la géolocalisation en appareils espions. Sauf, que cette fois, on a affaire à un projet qui n’a même pas l’alibi d’une quelconque utilité (…)

La 5G va polluer de manière massive en démultipliant les données véhiculées. Une fréquentation trop assidue des réseaux sociaux provoque des troubles psychiques, surtout chez les mineurs, ce dont les réseaux sont conscients. On se doute que le metaverse va mettre des utilisateurs fragiles en danger, puisque son but est de les river à cet univers parallèle 24 heures sur 24 (…)

Face aux géants de la technologie, se fier à la régulation étatique revient à laisser un éléphant se balader dans un magasin de porcelaine en lançant une patrouille de souris à leurs trousses. »

Quant à Yann Diener, psychanalyste, chroniqueur à Charlie Hebdo[2], il donne l’impression d’ironiser quand il écrit que les personnes déconnectées sont les « nouveaux anormaux de l’administration », mais il n’en est rien, que du contraire :

« Aujourd’hui, la société est profondément, structurellement informatisée, et le vocabulaire machinique s’est installé durablement dans notre langage courant.

Ceux qui n’entrent pas dans ce langage sont les nouveaux déclassés, leur parole est écrabouillée avant même de s’énoncer.

Trop occupés à chercher de quoi bouffer, ces trouble-fêtes, ces affreux réfractaires se refusent à bien communiquer, ils résistent à leur devenir-mécanique, et signent ainsi leur statut de déchet de notre modernité. »

Les activistes d’Extinction Rebellion ont parfaitement traduit cela en une campagne d’affichage dans les rues de la Capitale de l’Europe au moment de la COP26 : « Marre qu’on te dise de moins polluer alors que tous les emballages sont en plastique », « Marre d’enchaîner les petits gestes pendant que les milliardaires font du tourisme spatial », « Marre du secteur financier pour qui le profit passe avant la vie ».

Alors, pour répondre très partiellement mais positivement à tout cela, une récente étude de Greenpeace démontre que parmi les 150 routes aériennes de moins de 1 500 kilomètres les plus fréquentées du Vieux Continent, dans un tiers des cas une alternative ferroviaire de moins de six heures existe et qu’il en va de même pour un tiers des 250 routes court-courriers avec moins de six heures.

Comme je l’ai déjà exprimé sur notre antenne, il faut savoir que, selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE), un passager aérien émet 285 grammes de CO₂ sur UN kilomètre pour 158 en voiture et 14 en train.

Assurément, cette donnée n’est pas encore connue de dirigeants et autres politiciens qui ont déjà emprunté quelque 400 jets privés pour se rendre à la COP 26 de Glasgow.

 

 

 

 

 

 

[1] Le Soir, 3 novembre 2021.

[2] Charlie Hebdo, 27 octobre 2021.

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