lundi, août 15, 2022

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Quand la Génération Z se rebiffe positiviment

En sociologie, la Génération Z, à ne pas confondre avec le Mouvement des jeunes avec Zemmour, est celle née entre 1995 et 2009 ou digital natives.

Pour information, selon des chercheurs en sciences sociales et des spécialistes en marketing, la Génération baby-boomer est celle des personnes nées après 1946 jusqu’en 1964, on y retrouve les soixante-huitards ayant vécus cette période de bouleversement sociétal majeur, la Génération X concerne les gens nés entre 1965 et 1979, la Génération Y ou Millennials, est celle des natifs entre 1980 et 1994, sans généraliser, bien entendu, sa posture est souvent « Ma première entreprise, c’est moi », d’aucuns soulignent que c’est la génération où l’on retrouve le plus d’égocentriques, d’individualistes, pour qui seuls leurs enfants et très proches parents ou amis méritent une attention, enfin, voici  la Génération Alpha, celle  des personnes ayant vu le jour après 2010.

La Génération Z, celle des activistes dont l’âge se situe principalement de 18 à 25 ans environ, est celle de toutes les crises : climatique, sociale, sanitaire, économique, démocratique, médiatique, spécifient Laura-Jane Gautier et Florent Manelli, auteurs de l’essai Le Feu ou rienPortrait d’une génération engagée, paru aux Éditions Mango Society.

Et d’ajouter cette précision que je partage sans la moindre équivoque : « Face à la récurrence et à l’intensité de ces crises, elle n’espère plus le changement, elle l’exige. En quête de vérité, elle ne supporte plus le mensonge, l’omerta, la manipulation, le silence, l’indifférence et l’oppression. Cette urgence nous amène à plus de radicalité. »

Si cette génération d’activistes s’appuie sur l’expérience faite de réussites et d’échecs des blanchis sous le harnais, tels ceux des mouvements pacifistes et écologistes des années 1970, tels ceux des paysans du Larzac, contre la guerre au Vietnam ou des antinucléaires, la branche militante de la Génération Z, à l’instar de Greta Thunberg, apporte un renouveau et un vent de fraîcheur plus en conformité avec une modernité que les anciens ne maîtrisent pas toujours comme elle.

« Notre génération n’attend pas que d’autres agissent à sa place. L’action est ainsi devenue un puissant levier de mise en marche vers un autre monde afin d’éviter le pire », expliquent les auteurs, activistes eux-mêmes.

Ces jeunes expérimentent des connections entre le « je » et le « nous » et construisent un monde qui lui est propre : « Notre génération s’engage avec cette idée que les identités de chacun.e doivent aussi être entendues et respectées. »

Autre constat majeur, c’est leur attitude lors des dernières élections présidentielles et législatives françaises, leur désintérêt manifeste pour les institutions et la politique.

Le non-respect de l’accord de Paris pour le climat par la plupart des pays signataires en 2015, c’est-à-dire la COP 21, et ne parlons pas de la COP 26 de Glasgow qui fut un simulacre de participation citoyenne à l’enjeu planétaire pour l’environnement, une montée vertigineuse des nationalismes, des violences policières, des scandales politiciens, des ministres mis en examen, et qui poursuivent leur fonction, des atteintes à la liberté d’expression…, trop c’est trop !

Alors, de la défiance à l’indifférence, le pas est franchi. Néanmoins, comme nous le verrons par la suite sur nos antennes, ces jeunes engagés de la Génération Z ne restent pas les bras croisés et ils commencent sérieusement à déranger au plus haut niveau un système où le culte des armes revient en force, où la liberté d’expression est devenue un délit, voire un crime, où la mainmise de l’informatique, de la robotique, de l’intelligence dite artificielle s’apparente à une véritable dictature dans laquelle la vie privée est foulée sur l’autel du consumérisme et de la surveillance des moindres faits et gestes des citoyens.

L’espoir en un monde plus solidaire et fraternel est-il utopique ? Ces jeunes nous démontrent tout le contraire et il est grand temps de se mettre davantage à leur écoute.

Jugez-en par cette invitation de Laura-Jane Gautier et Florent Manelli : « Découvrez une génération consciente et engagée, nourrie d’un feu salvateur qui peut tout changer. »

À la semaine prochaine, donc, pour connaître leur plan d’action qui, je le répète, dérange au plus haut niveau le monde du business et des politiciens qui y sont souvent étroitement liés.

 

Photo : Pierre Guelff

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