6:47 - vendredi juillet 21, 2017

Après l’Accord de Paris, l’urgence climatique et environnementale au quotidien

Lu 4849 fois Philippe Boury 0 respond

C’est fait ! Début novembre, l’Accord de Paris sur le climat entrera en vigueur. Ce sera quelques jours avant l’ouverture de la COP22, le 7 novembre à Marrakech, au Maroc.

Avec la ratification du texte par l’Union européenne, et avant elle par l’Inde, le seuil nécessaire pour activer l’accord signé à Paris l’année dernière lors de la COP21 a été atteint. Il fallait que 55 pays, représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre, ratifient l’accord pour qu’il soit effectif. Au final, 72 pays représentant 56,75% des émissions mondiales ont paraphé le texte.

Si l’on peut se réjouir que les plus gros pollueurs de la planète aient validé l’accord, le plus dur reste à faire. Il faut maintenant que chaque Etat passe des intentions aux actes, et prenne les bonnes mesures pour diminuer significativement leurs émissions. Et sans attendre.

Car comme l’a rappelé Robert Watson, l’ex-président du GIEC, le groupe des experts mondiaux sur le climat, « Le réchauffement se produit beaucoup plus vite que prévu ». Selon lui, Il faudrait « doubler, voire tripler les efforts pour contenir les émissions de gaz à effet de serre, liées pour l’essentiel aux énergies fossiles. » De son côté Pascal Canfin, le directeur du WWF France, estime « qu’il faut aller plus vite entre 2016 et 2020 ».

Car les dernières études sur le climat sont alarmantes. Le Centre National d’Information sur l’Environnement (NOAA), a sorti début août 2016 un rapport sur l’année 2015, qui montre que l’ensemble des records de chaleur et d’évènements climatiques exceptionnels ont été battus en 2015 un peu partout sur la planète. Sur Frequenceterre le mois dernier, Emmanuel Poilane, le directeur de la Fondation France Libertés, nous alertait. « Aujourd’hui, on sait comment faire pour améliorer les choses rapidement. Cela demande des décisions politiques, des changements de modes de vie, mais c’est possible. Si on ne le fait pas, on a un risque de dérèglement du climat de la planète très important, avec la possibilité de voir disparaitre l’humanité. Il faut que l’on se prenne en main maintenant. Il faut que la société civile soit mobilisée sur ces questions-là. »

La chasse aux déchets

Il faut donc se mobiliser pour réduire notre empreinte sur le climat, dans notre quotidien, ou en participant aux actions initiées par les associations.

Ce fut le cas le week-end dernier par exemple où 500 bénévoles ont participé au nettoyage du Vieux-Port de Marseille. Organisé à l’initiative de la Fédération des sociétés nautiques des Bouches-du-Rhône, cette pêche s’est révélée dramatiquement miraculeuse. Des bouteilles, des pneus, des harpons, mais aussi des batteries, des chariots de supermarché, ou même une Alfa Roméo des années 70… Les plongeurs ont avoué leur dégoût face au comportement des personnes qui  considèrent la mer comme une poubelle.

Comme la Méditerranée à Marseille, les océans sont remplis de déchets, et ça se voit de plus en plus. De véritables continents de déchets dérivent. Des poubelles flottantes. Au large de la Californie et d’Hawaï l’organisation néerlandaise The Ocean Cleanup a survolé le Pacifique pour observer le plus grand de ces continents de plastique. « C’est une bombe à retardement, car ils vont se désagréger en micro-plastique dans les prochaines années si nous ne faisons rien », selon Boyan Silat, le fondateur de The Ocean Cleanup. L’organisation tente de mettre en place une barrière flottante pour contenir ses déchets et les traiter. Une technique à l’état de prototype.

Face à tous ces déchets que nous produisons et qui se retrouvent dans la nature, un Américain a décidé d’éveiller les consciences de ses concitoyens sur la quantité produite par chaque individu au quotidien. Ce New-Yorkais a décidé de porter sur lui tous les détritus qu’il allait produire pendant un mois. Habillé de ses déchets, il se promène en ville pour alerter les passants sur leur impact environnemental. D’ici le 18 octobre, date de la fin de son expérience, il aura sur le dos plus de 60kg d’ordures en tout genre. La preuve par l’exemple.

Pour aller plus loin :

 

 

The following two tabs change content below.
Philippe Boury
Au début des années 80, Philippe Boury s’est lancé, comme tant d’autres, dans l’aventure des radios libres. Il a ainsi participé, de la banlieue lyonnaise à la région parisienne, à la vie de radios militantes, ouvertes sur la société, soucieuses d’être le reflet de la vie locale, culturelle, politique et associative. Militant associatif lui-même, il a toujours souhaité mêlé ses engagements à sa passion de la radio. C’est donc tout naturellement qu’il a choisi de rejoindre l’équipe de Fréquence Terre, dont il partage les intérêts : survie de la planète, sensibilisation à l’écologie, information sur le développement durable.

« L’odyssée » : partir à la découverte du monde sous-marin ensemble !

Ardennes françaises mystérieuses (42, 43, 44 et 45/61) : NEUFMANIL : Au pays des canadas ; NOUZONVILLE : Porte de la Vallée de la Meuse ; NOVION-PORCIEN : Guerre et Paix et OMONT : Plus petit chef-lieu de France

Suggestions
Vous souhaitez réagir ?
Leave a Reply