« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Un village breton le long de la côte au XIXe siècle et, parmi les pauvres habitants, Madeleine, orpheline de mère.

Subitement, elle perdit son père et son grand-père paternel, noyés en mer, quasiment sous ses yeux.

Anna, sa féroce marâtre, la plaça comme servante chez de riches fermiers.

Madeleine avait à peine 12 ans et elle rêvait d’une autre destinée.

Humiliée et bafouée, elle chercha à comprendre ce qui lui arrivait, car elle était intelligente, serviable et gentille.

Elle reçut une explication d’une amie : « Les riches pensent être meilleurs que les pauvres parce qu’ils ont des biens », mais, on le devine aisément, cette justification ne suffit pas à calmer sa tristesse et sa révolte intérieure.

Heureusement, il y avait un cousin attentionné et, surtout, Yves, son ami depuis toujours : « C’est mon homme ! » clamait-elle amoureusement.

Ils mirent très longtemps à se déclarer une attirance réciproque. Ils trimèrent ensemble comme le faisaient leurs parents et grands-parents. Ils eurent des enfants à leur tour.

Arrivèrent-ils à les aider à conquérir le bonheur ?

« La fille du goémonier » de Colette Vlérick est un roman de terroir breton paru chez Pocket, mais, aussi, une longue description de ce métier qui, ici également, fit principalement le bonheur des patrons et de bourgeois nantis laissant dans la misère ceux qui, pourtant, leur apportaient l’opulence au péril de leur vie.

Des goémoniers pauvres, certes, mais fiers de leur travail qui, à l’instar de Madeleine, étaient habités par une immense solidarité.

Le temps passa, jusqu’à ce funeste mois d’août 1914, lorsque le tocsin sonna la mobilisation générale pour tous les hommes valides de 19 à 50 ans…

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