« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il y a des expositions qui se lisent comme des livres. Celle, itinérante et en plein air présentée dans le monde entier (à San Francisco, Paris, Bruxelles, Mons, au Mexique, en Chine…), qui est consacrée par l’UNESCO aux effets désastreux du réchauffement climatique vus de satellites, ressemble à un très mauvais polar.

Des photographies et des légendes montrent (et démontrent, pour les sceptiques) que des sites du patrimoine mondial sont touchés par cette catastrophe. En voici quelques exemples frappants, si j’ose dire, et des prévisions dramatiques : disparition des coraux et des tortues au Parc de Komodo, retrait des glaciers de l’Everest avec 30% de la couverture neigeuse et de glace sur quarante ans, disparition des glaciers du Kilimandjaro, 43% de la surface terrestre de l’Afrique potentiellement sujette à la désertification, disparition des zones humides dans le Parc Naturel de l’Ichkeul, blanchiment des coraux de la Grande Barrière (photo), le plus grand système corallien au monde, 75% des glaciers des Alpes suisses disparaîtront en 2050 avec réduction notable de l’approvisionnement en eau douce en Europe, risques d’inondation des sites du patrimoine de Londres, affaissement net de 54 cm de Venise avec risques d’inondations quotidiennes, augmentation de la température en Europe de 2,1 à 4,4 degrés pour 2080 avec une augmentation inquiétante de la mer, alors que la banquise arctique est en retrait quasi continu depuis trente années.

Puisse cette exposition jouer, aussi, son rôle de « prise de conscience », mais est-ce, vraiment, le souci de tous les décideurs politiques, industriels et scientifiques ?

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