« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff

Bienheureux les étudiants de Jean-Pierre Rorive, professeur et auteur de « La fascinante vie quotidienne des Français » paru aux Éditions Jourdan, puisqu’ils ont participé par leurs recherches à la trame de cet imposant ouvrage de quelque 500 pages qui compte sept parties : les Gaulois, le Moyen Âge, la Renaissance, le Grand Siècle, le Siècle des Lumières, le XIXe siècle, les XXe et XXIe siècles.

Us et coutumes, petites histoires et grandes traditions, anecdotes savoureuses et mœurs bizarres, défilent sur un rythme soutenu en une série de chapitres qui abordent aussi bien l’alimentation que la sécurité, les maladies que les fêtes, la condition ouvrière que les extravagances des nobles.

On y trouve l’une ou l’autre histoire de la Société des Francs-Péteurs, celle, alambiquée, de Francs-Maçons, des moniales mariées et des curés travestis à la Révolution.

Voici, pour illustrer davantage mon propos, quelques exemples :

. En cas d’angine, du temps gallo-romain, on recommandait d’avaler une hirondelle, voire absorber des excréments de chiens ou d’enfants.

. Au VIIe siècle, selon un ouvrage juridique, une femme pouvait être répudiée sous prétexte de stérilité, de déformation, de bêtise, de fougue, de gaspillage, d’impolitesse, d’alcoolisme, de gloutonnerie, de bavardage excessif, de brusquerie ou de grossièreté.

. Onze à douze siècles plus tard, il était recommandé à un jeune couple voulant éviter la stérilité, d’aller uriner dans le trou de la serrure de l’église où avait été consacré le mariage.

Allez, une dernière pour terminer cette chronique : au XVIIIe siècle, le suicide était considéré comme un crime, alors gare à celui qui se ratait : il était passible de la peine de mort !

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