« sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Quelle étrange et surprenante histoire que celle de Jan (« L’Enfant de Bruges » aux Editions Folio) racontée par Gilbert Sinoué.

Jan, recueilli par Jan Van Eyck, l’illustre peintre flamand, alors qu’il avait été abandonné, devient adolescent et s’écrie, avec amertume : « Même les bêtes n’abandonnent pas leurs petits. »

L’artiste veut faire de lui le plus grand des peintres mais, étrangement, à Tournai, à Anvers, à Bruges…, des apprentis ou compagnons qui ont fréquenté l’atelier de Van Eyck sont assassinés.

Un jour, le maître est retrouvé mort chez lui…

Une mort qui rôde aussi autour de son fils adoptif, ainsi que dans le milieu artistique à Florence.

Que d’artistes tués ou menacés ! Et puis, il y a cette révélation inouïe : le grand Jan Van Eyck est un vulgaire espion à la solde du duc de Bourgogne !

On l’a compris, ce roman ne fait pas dans la dentelle ( !) et les morts violentes se succèdent à un rythme endiablé.

Jan-le-jeune échappera-t-il aux meurtriers « invisibles » ?

Maître et esclave

Et, pour illustrer ce roman, en voici quelques citations :

– « Il faut savoir se taire, surtout si l’on sait. »

– « Je reste convaincu que nous autres Flamands avons d’autres priorités : survivre dans un monde instable, croître et entretenir notre puissance. »

– « Pour un artiste comblé, dix connaissent le dénuement. »

– « Faut-il comprendre pour aimer ? Non, mais on aime peut-être mieux… »

– « Du mot retenu tu es le maître ; du mot prononcé tu es l’esclave. »

– « Privé du cœur, le corps est voué à la putréfaction. »

– « L’amour n’a que faire de la honte. »

– « La vérité, fût-elle la plus cruelle, l’est toujours moins que l’ignorance. »

– « Au fond, qu’est-ce que la vie sinon la mort en devenir ? »

Pierre Guelff.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Postez votre commentaire ici
Entrez votre nom ici