Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff

Ah ! L’extraordinaire histoire d’Anna, jeune « amandière », tombée follement amoureuse de Martin. La réciproque est vraie, d’ailleurs.

Néanmoins, un fils de riche industriel ne fréquente pas, a fortiori n’épouse pas, la fille d’un paysan en cette fin de XIXe siècle.

Pourtant, la belle « amandière » s’est donnée à lui et, comme on le dit à l’époque, elle a fêté Pâques avant les Rameaux.

Anna, outre son amour pour Martin, a cependant une autre passion : celle des amandiers. Comme son père, comme son grand-père. Un amandier de leur domaine aurait même plus de deux cents ans !

Et Martin dans tout cela ?

« Les femmes ont toujours voulu changer les hommes mais n’y sont jamais arrivées… » constate Brune, la tante dévouée de la jeune femme.

Cette dernière arrivera-t-elle à prouver le contraire ?

Est-ce son intention ?

Et puis, voici la boucherie de 1914-18 et, alors que la leçon ne semble pas avoir servi, la montée du fascisme débouche sur la Seconde guerre mondiale et les atrocités nazies.

Entre les deux conflits, se dessine une double saga : celle d’Anna, mariée à un artisan, et celle de Martin, marié de force à la fiancée de son frère décédé.

Comment vivront-ils cette double saga. Ou, plutôt, comment la subiront-ils ?

Cet ouvrage de Françoise Bourdon couvre plus de cinq décennies de vie de terroir provençal et il m’a valu de très bons moments de lecture. Jusqu’à l’émotion parfois.

Pierre Guelff.

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