« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« La plume d’or du drapier » de Michel Caffier (Pocket) est une histoire qui se déroule principalement dans la région de Metz au XIVe siècle et qui apporte au lecteur une foule de détails sur les us et coutumes de l’époque : la préparation culinaire de bécassines farcies cuites dans le lard et le vin blanc, les rapports entre les citoyens et les autorités, les échanges commerciaux, les mœurs villageoises et citadines, parfois foncièrement différentes et qui occasionnent quelques heurts, et, pour corser le tout, l’histoire intime entre Maguin, la fille d’un riche drapier, et le fils Andrieu, enfant du maire-braconnier de la région.

L’amour est omniprésent dans ce jeune couple et Philippe de Vigneulles, le père de Maguin, parti de rien pour devenir notable, apprécie beaucoup son gendre.

Il l’apprécie tellement qu’il lui demande de recopier ses « Nouvelles » qui sont autant de chroniques sur ses voyages et la vie dans la région messine.

Si certaines de ces « Nouvelles » sont littéralement féroces pour la société, Philippe de Vigneulles va-t-il pour autant occulter sa propre existence dans ces histoires ?

« La concupiscence n’a pas de frontière », déclare l’auteur au tiers de son roman. Autant dire que, dès lors, le lecteur est emmené dans un tourbillon aussi grinçant, surprenant qu’anticonformiste.

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