« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Se relire après vingt années, quelle aventure ! » écrivit Bernard Clavel en évoquant son manuscrit des « Pirates du Rhône » qui, finalement, sera publié aux Editions Robert Laffont puis en livre de poche chez « J’ai Lu ».

Alors, que dire cinquante-six ans après cette écriture quand on découvre que, dans le fond, certains hommes n’ont pas retenu les leçons du passé. Que du contraire !

Ainsi, Bernard Clavel écrivait déjà : « On a détruit une chapelle romane pour gagner quelques mètres carrés de terre. Il y a toujours, sous ces gestes qui paraissent insensés, des histoires de gros sous. L’homme s’enlaidit qui détruit pour de l’argent. »

Cet ouvrage, c’est principalement l’histoire romancée d’un combat pour sauver une partie du Rhône face à l’irruption de grands travaux pour dompter le fleuve et en faire un canal, bouleversant, de la sorte, la quiétude des hommes et de la Nature.

Ce livre de terroir fut, avant tout, un livre écologique avant l’heure. Celui qui décrivait une lutte pour une vie sans béton.

Le passeur, les braconniers et le peintre, amoureux de la jolie Marthe, installés dans leurs bicoques parmi les saules et les roseaux, passèrent de la révolte aux drames comme les flots du fleuve sauvage qui, à un moment donné, se déchaîna…

Pierre Guelff.

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