Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.

Avec « Rose » de Tatiana de Rosnay aux Editions Héloïse d’Ormesson, nous sommes à Paris sous le Second Empire et un personnage, le baron Haussmann, va bouleverser l’existence de milliers de Parisiens et transformer de manière radicale la topographie de la ville.

Rose vit dans le quartier de Saint-Germain depuis des décennies et elle n’a pas du tout l’intention de plier sous le joug du préfet. A ses côtés, quelques irréductibles qui se moquent des sommes d’argent offertes pour l’expropriation de leur habitat et qui préfèrent poursuivre leurs relations de voisinage entre la fleuriste, les hôteliers, le libraire, le restaurateur…

D’autres, en revanche, baissent pavillon : « Mais que pouvons-nous faire contre le préfet, contre l’empereur ? Cela fait quinze ans qu’ils ravagent la ville. Nous sommes tout bonnement impuissants. (…) Nos biens matériels ne sont que de petits riens emportés par le tourbillon de l’indifférence. »

Dès les premières pages de ce roman où alternent des récits sous la forme de lettres et la description des lieux et de la situation, on a vraiment envie d’avancer dans cette histoire où se mélangent la nostalgie d’un certain Paris et « le » secret de Rose.

La fin du récit est absolument pathétique.

Pierre Guelff.

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