« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

En 1973, une véritable « bible » écologique fut publiée par Albin Michel : « Savoir revivre » ou quelque 200 pages de textes et illustrations signés par Jacques Massacrier (400.000 exemplaires vendus !).

Dans sa préface, l’auteur était clair sur ses intentions : « A quoi bon lancer des cris d’alarme contre la société de consommation et d’industrialisation, contre la pollution qui en résulte, si nous continuons à faire vivre les industries qui nous empoisonnent et épuisent les ressources naturelles de notre planète ! »

Alors, dans cet ouvrage joliment illustré, on trouvait des conseils et des recettes pour récupérer l’eau de pluie, élever un mur de briques, coudre des ourlets, bouturer, s’intéresser au bon voisinage des plantes, convenablement s’alimenter, cuisiner sans s’empoisonner, etc.

A l’époque, ce livre m’avait donné l’envie de fabriquer un chevalet pour débiter les bûches, un banc, des banquettes, ne pas mélanger les cultures de cerfeuil et de radis, d’haricots et d’oignons, par exemple.

Aujourd’hui, c’est avec une certaine émotion que j’ai relu ce livre passablement jauni par le temps qui passe inexorablement.

Puis, j’ai appris qu’il venait d’être réédité il y a quelques semaines aux Editions du Devin.

Il n’y a vraiment pas de hasard et, assurément, c’est une superbe information permettant à de nouvelles générations de réapprendre à vivre au contact de la nature, tellement bafouée depuis 1973 et, hélas, surtout après !

Pierre Guelff.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici