«  sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Christian Jacq est parfois fort décrié dans certains milieux, mais il n’en reste pas moins un auteur apprécié par des millions de lecteurs comme en témoignent plusieurs de ses ouvrages classés parmi les meilleures ventes depuis des décennies.

Avec « Le pharaon noir » paru chez Pocket, cela doit bien être le dixième ou douzième ouvrage que j’ai lu de cet auteur, dont le prodigieux « Le moine et le vénérable ».

Certes, je n’ai pas les connaissances suffisantes en égyptologie pour juger de la crédibilité historique de ce roman, en revanche, je peux dire que de la première à la dernière page, j’ai été littéralement captivé par la trame des faits décrits. Ceux mettant principalement en scène, cinq siècles après Ramsès, le « pharaon noir », un Nubien particulièrement attentif à son peuple et aux cultes, que rêve de détrôner un prince libyen ne reculant devant aucune turpitude pour arriver à ses fins.

Ce qui m’a frappé, c’est une certaine coïncidence entre cette situation et celle vécue, sous différents régimes, en ce début de XXIe siècle.

Ainsi, en 730 avant Jésus-Christ, l’auteur fait dire à différents acteurs ces phrases étonnement d’actualité : « Les temps heureux ont disparu à jamais, vivre devient un fardeau. Comment croire aux promesses des hommes de pouvoir ? Ils n’ont d’autre but que leur enrichissement personnel, et leurs belles paroles ne séduisent qu’eux-mêmes. (…) Jamais il ne faut accorder sa confiance aux hommes avides de pouvoir » et, encore : « Des milliers de gens ne trouvent plus de travail, le prix des denrées augmente sans cesse, les dieux ne sont plus vénérés, l’injustice et la corruption règnent en souveraines incontestées… »

Mais, heureusement, il y a cette petite lumière qui jaillit des ténèbres : « Le désert et la terre cultivée sont étrangers l’un à l’autre, ils ne se marient pas et, pourtant, l’un fait comprendre la nécessité de l’autre. »

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