« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Avec « L’Étranger de Saint-Cernin » de Sylvie Anne aux Presses de la Cité, c’est à une plongée dans la Corrèze profonde d’avant la Seconde Guerre mondiale que le lecteur est convié. Une histoire touchante qui a pour théâtre un village et son unique Café de la Place tenu par Léonie, veuve et mère de deux filles, dont une, Flora est son souffre-douleur.

Et puis, un matin d’orage, voici que débarque l’étranger, un certain Monsieur Vitrolles, poli, le portefeuille bien garni, mais le visage balafré. En moins de deux, il sauve Flora d’un viol et ouvre, en compagnie de sa compagne, un bar-restaurant à quelques centaines de mètres de chez Léonie. Inutile d’en raconter d’avantage afin de ne pas dévoiler une trame finement tressée et qui, en plus, tient le lecteur dans une sorte de suspense allant crescendo. Quasiment à chaque page, on a envie d’évoluer aux côtés de ces personnages, plus particulièrement auprès de Flora qui est de plus en plus la cible de sa mère et de ce gars du village qui tenta d’abuser d’elle.

Mais, au juste, pourquoi Monsieur Vitrolles vint-il s’établir dans ce coin perdu de Corrèze ? Qui bouta le feu à son établissement ? Quel motif le poussa-t-il à reconstruire ? Quelle raison envahit sa compagne à le quitter ? Pourquoi Flora devint-elle un membre de son personnel, à la grande colère de sa mère ?

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