« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Je n’avais jamais lu Franz Kafka, cet auteur célèbre qui aurait pu recevoir le Prix Nobel de Littérature, selon le quotidien « Le Soir », pour son roman « Le Procès ». À savoir, un livre absolument fantastique dans toutes les définitions de ce terme.

Kafka m’a fait penser à Albert Camus dans différents chapitres où l’absurde confine à un véritable mode de vie, donc de pensées, chez certains personnages merveilleusement ou impitoyablement décrits. « Le Procès » est l’histoire de K. qui se déroule dans un monde absurde, composé de tyrannie, de délire, de manipulation. Tout futur magistrat, avocat ou policier se devrait de lire cet ouvrage.

Un jour, K., cadre dans une banque, fut emmené par des sbires qui, eux-mêmes, ne connaissaient pas la raison de cette arrestation, ni celle d’une approche d’un procès qui n’aura finalement pas lieu, encore moins d’une exécution dans une carrière isolée. D’ailleurs, tout au long des 320 pages de ce récit, le lecteur tente, également, de connaître cette raison. Visiblement, elle échappa à tout être sensé tout au long de la trame de ce roman.

Parmi la dizaine de chapitres, j’ai trouvé ce qui me paraît être une bonne définition du comportement de nombreux politiques : « On garde pour soi ce qui tient à cœur et l’on évoque seulement, avec sérénité, ce qui intéresse ses interlocuteurs, qu’on rehausse ainsi à leurs propres yeux, mais qu’on peut aussi laisser choir quand il vous plaît. »

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