« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Écrit de manière très agréable, « Sauve qui peut » de Marc Lerchs, publié aux Éditions « La Boîte à Pandore », est un ouvrage qui, à la fois, inquiète et fait sourire. Les drames qui y sont décrits en font un livre décapant et particulièrement instructif, merveilleux et terrifiant.

Merveilleux par le respect que les citoyens doivent à ces urgentistes-secouristes qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour sauver celle des autres, et terrifiant face à la description de situations scandaleuses, voire choquantes : « Personne ne semblait avoir vu le moment précis où le mort était tombé hors de notre ambulance », illustre l’auteur parmi des dizaines d’exemples du même acabit.

Des chiffres laissent aussi pantois : « En résumé, 10% de volontaires avaient rejoint le service de secours par véritable altruisme et 90% s’y trouvaient pour des raisons diverses, parfois douteuses, parmi lesquelles la principale était de boire des bières entre copains, vivre une illusion d’adrénaline et d’action virile. »

Mais, ce livre « vérité » va aussi au-delà d’exemples à secouer les personnes les plus indifférentes, car il se veut, de manière implicite, un véritable plaidoyer pour une meilleure formation de ce personnel des urgences et son indispensable reconnaissance par la Société, plus particulièrement par ses décideurs politiques.

« Sirène hurlante, l’urgentiste fonce, il voit, il sauve. Il travaille les frontières de la vie, de la mort… » explique l’auteur, journaliste et secouriste lui-même depuis son adolescence.

Il sait donc de quoi il parle.

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