« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Denis Tillinac, auteur quelquefois controversé, propose dans son « Petit Dictionnaire Amoureux du Catholicisme » paru chez Pocket, d’étonnantes définitions. En voici encore quelques-unes (une première partie de cette chronique consacrée au même ouvrage, a été récemment publiée sur le présent site) parmi les 110 thèmes abordés :

 

. Les Croisades : « On patauge dans le sang jusqu’au gras du mollet, du sang mêlé de cervelle, et tout finit bien puisque Godefroy pénètre dans le Temple, s’y confesse, y allume des cierges à la gloire du Seigneur. Même les viols commis par les ribauds excités par Pierre l’Ermite sont tenus pour licites. »

 

. Même Tintin est abordé dans ce livre : « Un seul personnage de bon aloi dans « Tintin au Congo » : le missionnaire ensoutané et casqué de blanc qui fait école et soigne les malades (…) Soit, selon Denis Tillinac, des clichés paternalistes de l’époque où les Belges exploitaient le Congo. »

 

. « Les mots du cœur n’en sont pas moins toujours en panne de traducteurs fiables. Alors, ceux de l’âme… »

 

. Les anges : « Bien sûr, les anges ne se sont pas évadés d’une volière de nuages comme le veut l’imagerie, ni instrumentistes comme ceux de la cathédrale du Mans, ni roses joufflus et musculeux comme les trompettistes du « Jugement dernier » de Michel-Ange. (…) Mon ange gardien, j’aurais du mal à le définir, et pour cause : c’est un messager sans voix, un factotum éthéré dont j’ignore la nature des relations avec son commanditaire. (…) Le mien, j’en suis sûr, n’est pas le simple jouet de mon imagination. »

 

Et, pour terminer cette rubrique, ce cri de colère de l’auteur : « Rien de plus déplaisant que de voir des badauds déambuler dans des églises, appareil de photo en bandoulière. Si le Christ revenait, son coup de rage contre les marchands du Temple viserait les touristes culturels. »

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