« Littérature dans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 

Pourquoi le roi Charles le Gros n’a-t-il pas été numéroté, au contraire de souverains qui le précédèrent ou le suivirent ? Voici un sujet peu exploré or, il s’agit quand même d’éléments importants de l’Histoire.

À partir de ce constat, Michel-André Lévy, l’auteur de « L’étonnante histoire de la numérotation des rois de France » parue aux Éditions Jourdan, l’auteur, donc, mène le lecteur dans son incroyable enquête, une véritable exploration en somme, et plonge celui-ci dans une succession de réflexions et de révélations relevant parfois d’enjeux politiques et historiques insoupçonnés.

Pour ce faire, il a consulté un nombre impressionnant d’ouvrages et d’archives, plusieurs remontant même au VIe siècle, du temps de Grégoire de Tours, historien de l’Église, des Francs et de l’Auvergne.

Il a, aussi, consacré un chapitre à l’emploi de surnoms : Pépin III étant mieux connu comme étant Pépin le Bref, par exemple. « Un surnom immortalisait un aspect, parfois peu flatteur, de la personnalité physique ou morale du roi. »

Quant à la numérotation, elle s’apparente généralement à une chronologie, mais le trouble est quelquefois jeté : pourquoi Charles le Sage et Charles V à la fois ? Parce que, explique Michel-André Lévy, des rois ne portaient pas leur numéro de leur vivant.

Toutes ces subtilités, et bien d’autres, sont reprises dans 250 pages de cet ouvrage qui a donc le mérite de sortir de l’ombre cet aspect de l’Histoire, ô combien important.

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