« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Il y a une vingtaine d’années, pour les besoins d’émissions, j’avais expérimenté une séance de table tournante et j’avais été rendre visite à Allan Karadec, fondateur du spiritisme, qui repose pour l’éternité au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Là, près de sa tombe en forme de dolmen, devenue un lieu de pèlerinage et de rites dits ésotériques, j’y avais lu la mise en garde suivante : « La distance qui sépare le spiritisme de la magie et de la sorcellerie est plus grande que celle qui existe entre l’astronomie et l’astrologie… »

Je viens d’être replongé dans ce monde étrange par Frédérique Volot, auteure de « 59, passage Sainte-Anne » publié aux Presses de la Cité. Après la « Vierge-Folle » qui m’avait agréablement surpris, j’ai donc à nouveau emboîté le pas du détective Achille Bonnefond, considéré comme le meilleur spécialiste des affaires criminelles de Paris et miraculeusement sorti du coma dans lequel il avait été plongé à cause d’une balle qui lui était passée à un cheveu du cœur.

Pour être franc, en tant que chroniqueur judiciaire, je suis généralement sceptique face aux trames des polars et séries policières, très souvent éloignées de la réalité, comme ne cessent de le répéter les magistrats et avocats de cours d’assises.

Néanmoins, avec une rare franchise, Frédérique Volot prévient d’emblée le lecteur de manière crédible : elle s’inspira de documents et de témoignages, de propos et d’écrits historiques, principalement d’Allan Karadec lui-même, pour « imaginer » certains passages de son roman.

L’intérêt de celui-ci réside aussi dans quelques propos qui peuvent susciter une méditation ou une réflexion :

«  Lire, c’est s’instruire. Et s’instruire, c’est comprendre. »

« Quand on se dit l’ami(e) d’une personne, on sait voir au-delà de ses paroles. »

« Impossible n’existe pas dans la nature, la science fait le possible de l’impossible. »

 

Assurément, les « esprits » ne manquent pas dans cette affaire du Second Empire !

 

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