« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

J’avais apprécié « Les violons du Roi », « Le Printemps des Cathédrales » et « 249, Faubourg Saint-Antoine » de Jean Diwo ; alors, avec « Les Dames du Faubourg » (paru chez Folio), je suis à nouveau comblé.

En somme, l’auteur raconte la fabuleuse histoire de cette artère parisienne où il est né. Une histoire qui commence sous Louis XI, quand ce faubourg devint la patrie du meuble, le royaume du bois. Les gens du bois y étaient considérés comme les aristocrates des professions manuelles.

Jean Cottion, canne de Compagnon à la main et malle aux quatre nœuds sur l’épaule, y débarqua et travailla dans le giron de l’abbaye Saint-Antoine-des-Champs dirigée par la puissante abbesse Jeanne, autrement appelée « Dame du Faubourg ».

Jean devint le premier ouvrier libre de Saint-Antoine et sa renommée dépassa l’enceinte de la cité. Il fondit famille, fut considéré comme un sage : « Au Faubourg, dit-il, on ne connaît qu’un encens, c’est l’odeur du bois. »

Chef de file des menuisiers, huchiers, sculpteurs…, il combattait avec adresse l’intolérance.

Ainsi, débute une longue histoire à l’ombre de l’abbaye, dont il sera question à plusieurs reprises dans la présente rubrique. En effet, trois ouvrages (entre 500 et 700 pages chacun) composent ce chef-d’œuvre qui sillonne les siècles et il ne sera pas vain de prolonger mon émerveillement !

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici