« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Dans deux précédentes rubriques, j’ai mis en lumière cet ouvrage exceptionnel de Jean Diwo « Les Dames du Faubourg » (Folio), du moins son premier tome, celui qui raconte ce coin de Paris de Louis XI au 13 juillet 1789, en passant par François Ier, Rabelais, la terrifiante Saint-Barthélemy, Montaigne, Henri IV, Richelieu, la Fronde, Colbert…

Dans les quelque 700 pages, j’ai relevé quelques phrases qui me paraissent dignes d’être méditées :

Celle d’un Compagnon menuisier : « Quand on ne peut rien faire d’autre, il faut coopérer avec l’inévitable. »

Une abbesse déclara : « Mieux vaut être oublié des grands qui ne sont que des petits. »

Un Maître artisan : « Il faut savoir vieillir en jeunesse. »

Celle d’Anne, épouse d’un Maître-ébéniste, et qui fut peinte par le Tintoret : « Le potage de la vie n’est pas grand-chose si on ne peut y mêler les épices du savoir. »

De Marguerite, patronne d’un atelier du Faubourg Saint-Antoine : « L’ironie est souvent la force des faibles. »

D’un ancien collaborateur de Necker, le ministre aux idées libérales qui faisaient peur à la cour, mais qui n’avait jamais parlé de sa vie à un ouvrier : « Si seulement ceux qui gouvernent avaient la curiosité d’aller voir le peuple là où il vit, là où il travaille, que de sottises seraient évitées ! »

Et, pour terminer, un dicton populaire : « Lorsque les riches commencent à avoir faim, les pauvres sont déjà morts. »

 

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