«  sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

« Il y a deux façons d’écrire l’Histoire : dans l’action, au moment où elle s’accomplit, ou à tête reposée, quand les passions sont apaisées. Le point de vue est alors si différent qu’on se demande comment ces faits ont pu avoir lieu, on a du mal à en comprendre les acteurs, leurs motivations », écrit Jean-Michel Guenassia dans « La vie rêvée d’Ernesto G. » (Livre de Poche).

Pourquoi Joseph Kaplan, juif de Pologne, provoquait-il les autorités et fréquentait-il la « pire populace » dans sa jeunesse ? Pourquoi ne pleura-t-il pas la mort de sa mère et abandonna son père qui, pourtant, le choyait ? Pourquoi, devenu médecin, quitta-t-il Prague pour l’Institut Pasteur à Paris, puis gagna Alger pour un poste de biologiste, alors que les sbires d’Hitler commençaient leurs ravages ? Que fit-il de toutes ses rencontres féminines et pourquoi accepta-t-il de travailler trois ans dans un bled, avant de remettre le cap vers Prague à la Libération ?

Pourquoi milita-t-il au parti communiste, devint député puis se retira à nouveau dans un coin perdu à l’heure des purges, complots, trahisons, de l’URSS et du KGB tout puissants dans ce que ce brillant médecin et humaniste appelait « la plus belle ville du monde » ? Les réponses relèvent d’un récit attachant, poignant, brillant.

Et puis, voici l’autre façon d’écrire l’Histoire : les soins apportés à un certain Ernesto G., mieux connu sous le pseudonyme de « Che », et une fin de récit vraiment étonnante !

 

 

 

 

 

 

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