« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Au début de l’ouvrage « Histoire d’une femme libre » de Françoise Giroud (Folio), on lit : « On ne retient pas la vie qui s’en va (…) Je suis une femme libre. J’ai été, donc je sais être une femme heureuse. Qu’y a-t-il de plus rare au monde ? »

À la fin, après le récit des quatre premières décennies d’une vie extraordinaire, dont sa tentative de suicide à l’été 1960, on découvre cette confidence profonde : « Être seule ? C’est ne plus avoir, auprès de soi, quelqu’un de qui se faire entendre sans parler. »

Cet ouvrage autobiographique est celui d’une « bagarre avec les mots », celui du courage développé par celle qui était à la recherche d’elle-même en plein milieu de son existence.

Un document exceptionnel pour une femme d’exception. Et dire qu’une certaine « élite » intellectuelle trouvait ce livre impubliable… Alors, je ne peux que partager ces propos que je cautionne avec force et vigueur : « J’ai peut-être mal pensé, mais je n’ai rien eu à concéder. »

 

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