Part Editions«  sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 Plus de 1 000 pages en caractères serrés pour « Plaidoyer pour l’altruisme » de Matthieu Ricard (Pocket), l’un des spécialistes mondiaux sur le sujet, méritait bien une deuxième chronique.

Alors qu’on peut croire que, seul, l’Islam véhicule des propos « violents » à travers le Coran, tels les sourates 9 et 47 qui évoquent des mises à mort d’infidèles ou incroyants, Matthieu Ricard signale que la vengeance est exaltée dans la Bible, plus spécifiquement dans le « Deutéronome », cinquième livre de l’Ancien Testament. Ainsi, on y lit dans la bouche de l’Éternel : « Je me vengerai de mes adversaires et je punirai ceux qui me haïssent ; mon épée dévorera leur chair, et j’enivrerai mes flèches de sang, du sang des blessés et des captifs, de la tête des chefs de l’ennemi… »

Comment réagir face à ce constat ? L’auteur est catégorique : « Il est important de souligner que l’on peut éprouver une profonde aversion à l’égard de l’injustice, de la cruauté, de l’oppression, du fanatisme, des actes nuisibles, et faire tout son possible pour les contrecarrer, sans pour autant succomber à la haine. »

Et, de citer Gandhi pour appuyer ses propos : « Si l’on pratique l’« œil pour œil, dent pour dent », le monde entier sera bientôt aveugle et édenté. » L’intolérance religieuse reste un facteur majeur de violence dans le monde, assène l’auteur.

Il cite le Dalaï-Lama à ce sujet : « La conviction profonde que l’on a en poursuivant son propre chemin doit se doubler d’un absolu respect de celui des autres. » Que n’est-il davantage propagé et entendu en ces temps plus que troublés ?

La semaine prochaine, une troisième chronique, plus spécifiquement « écologique », sera consacrée à cet important ouvrage.

 

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