« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
Dans son trimestriel de textes choisis, « Marianne », en partenariat avec « France Culture », consacre une centaine de pages à un thème d’une actualité particulièrement pointue : « La laïcité est-elle une valeur menacée ? »
Dans ce périodique, on trouve des textes ou déclarations de personnalités comme Élisabeth Badinter, Georges Clemenceau, Nicolas de Condorcet, Régis Debray, Jules Ferry, Léon Gambetta, Victor Hugo, Jean Jaurès…, ce qui donne l’occasion d’une profonde réflexion sur un sujet qui, parfois, attise les passions au lieu de rassembler. D’emblée, on lit : « La laïcité ne s’oppose pas aux religions mais organise par la règle commune leur participation à la construction d’un monde commun. »
Dans ce contexte, j’ai relevé quelques propos qui, de la sorte, permettent, selon moi, un débat serein et empreint d’une tolérance bienvenue à notre époque. Ainsi, Victor Hugo déclara : « Je suis de ceux qui veulent la liberté et non la compression, la croissance continue et non l’amoindrissement, la puissance et non la servitude, la grandeur et non le néant. »
Quant à Jean Jaurès, il clama qu’il n’y avait « pas de démocratie sans laïcité ».
Un appel est lancé à la fin du trimestriel : « La laïcité reste par nature un formidable levier d’intégration puisqu’elle permet de rassembler tous les citoyens – et au-delà tous ceux qui vivent sur le territoire national -, quelles que soient leurs origines religieuses ou ethniques, qu’ils soient croyants ou non, sans la moindre distinction. Tous les citoyens et tous les responsables, quelle que soit leur sensibilité politique, sont concernés. »
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