« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.Part-Editions

Après avoir apprécié « Des fleurs à l’encre violette » et « La Clé aux âmes » (Presses de la Cité) de Gilles Laporte, j’attendais avec impatience la suite de ces deux romans de terroir, ce terme étant choisi à dessein pour la grandeur qu’il exprime.

La lecture de « L’Étendard et la Rose » m’a ravi, ému et touché de plein fouet à maints égards, dont celui de partager la même passion pour Henri Vincenot, l’écrivain bourguignon qui reste l’un de mes maîtres, quand bien même je ne suis pas romancier : « Si la qualité de votre plume venait à vous gonfler la tête, un jour, vous n’oublierez pas qu’on n’est jamais écrivain. Par le travail quotidien, toute sa vie, on tente seulement de le devenir. »

Ce roman m’a aussi bouleversé, tant l’histoire racontée touche aux tripes quand on découvre, par petites touches savamment dosées, l’existence d’un orphelin, ses engagements, ses désillusions et, surtout, les leçons de vie qui en découlent.

En voici quelques-unes :

. « Toutes les femmes méritent tout le respect du monde que les hommes mériteront peut-être, un jour, quand ils auront cessé de les salir. »

. « La vraie fraternité, c’est dans l’épreuve qu’on la découvre, pas dans les sermons des curés, encore moins dans les discours des députés. »

. « L’esprit de tolérance n’impose pas de tolérer l’intolérable ! »

. « Les larmes de femmes sont des perles trop précieuses pour être offertes aux hommes. »

. « Que la Terre est belle sans les conneries des hommes ! »

Et, ce constat tellement empreint de réalisme : « Mai 68 était le dernier moment de contestation possible de cet ordre imposé par les camelots internationaux (…) Ceux de la bouffe industrielle, du Coca-Cola, des bricoles hors de prix qu’ils auront su rendre indispensables… »

Gilles Laporte, c’est du « bonheur littéraire » qui, une fois le livre lu, donne envie de lui réclamer aussitôt un ouvrage de la même veine. J’espère sincèrement qu’il s’est déjà mis à cette tâche. Un souhait qui, je n’en doute pas, est partagé par de très nombreux lecteurs.

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