Part-Editions«  sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

J’avais apprécié « L’Héritière de l’abbé Saunière » et « Le Templier du Pape », et j’ai aimé « La Croisade des voleurs » de Jean-Michel Thibaux, auteur emblématique aux « Presses de la Cité », hélas, aujourd’hui, décédé.

Avec « La Croisade des voleurs », l’auteur campa son histoire (basée sur certains faits historiques) à la fin du XIe siècle, au temps où les rats régnaient en maîtres dans des cités européennes, que la moyenne d’âge était de trente-huit ans pour le « petit » peuple, que les Turcs se montraient menaçants, voire envahisseurs, que l’Église était inquiète par la situation en Orient. « Mains-d’Or », surnom donné à un voleur et criminel, avait une très jolie fille, Anne. Elle était amoureuse, platonique, du comte Geoffroy, au grand désespoir de son père qui l’aurait préférée laide et douée pour délester l’argent des bourgeois et riches commerçants de Toulon et de Marseille.

couv62873156Même l’appel à la croisade ne brisa pas l’élan d’Anne envers son amoureux, néanmoins, celui-ci rêvait de Byzance, d’Antioche, de Jérusalem, de gloire, de richesse. Alors, elle suivit Pierre l’Ermite et ses milliers de pauvres, rejoints par quelques chevaliers en route vers le Saint-Sépulcre et, de la sorte, avait le secret espoir de retrouver son amoureux en Orient. Elle s’engagea comme femme-soldat, mania les armes avec dextérité, se rapprocha de Geoffroy et termina tout près de Godefroy de Bouillon.

Durant quelque 380 pages, on suit à la trace la jeune voleuse grâce à un récit palpitant et étourdissant : « à minuit c’était l’orgie et à midi l’hostie » écrivit l’auteur, tout en soulignant que pour Anne, « la vraie foi allait se répandre et les églises fleurir sur le passage des croisés. » À vrai dire, ce fut beaucoup de sang qui coula et une haine féroce qui s’installa pour des siècles.

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