Part-Editions« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

Est-ce que les choses ont tellement changé du temps – 1971  –  où le regretté Michel Lancelot écrivait « Campus », du nom de l’émission mythique qu’il animait sur « Europe 1 », rendez-vous quotidien qui attirait parfois jusqu’à 6 ou 7 millions d’auditeurs ?

0007915_2« Le choix majeur de l’homme jeune d’aujourd’hui me paraît être moins la couleur de son idéologie ou les parfums de sa religion que la dynamique de sa démarche : VIOLENCE ou NON-VIOLENCE », dit-il. Peut-on, expliquait-il aussi en citant Freud, « réconcilier les hommes avec la civilisation » ?

Michel Lancelot avait l’art de poser des questions essentielles concernant la société : « L’humanité est-elle malade ? Allons-nous vers la fin du monde ? Les jeunes citoyens pourront-ils transformer la qualité de la vie ? Éviteront-ils les conséquences déshumanisantes d’une technologie qui avance trop vite ? Va-t-on vers la renaissance des fascismes ? »

Michel Lancelot donna beaucoup la parole, exprima certains avis personnels (on le traita parfois d’anarchiste), aborda des sujets aussi sensibles que l’euthanasie, le racisme, les vieillards considérés comme des parias, la « bonne conscience » des politiques…

Ainsi, il déclara qu’il ne servait à rien de faire l’éloge de la Lumière et de la prêcher, tant qu’on n’apprenait pas à l’homme l’art de voir.

Assurément, près de quarante-cinq ans plus tard, les questions posées à « Campus », et certaines réponses, restent d’actualité.

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