PGF FT300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

En une petite vingtaine de pages, les premières du roman de Valerie Martin « Le fantôme de la Mary Celeste » paru chez Albin Michel, le lecteur est plongé, c’est le cas de le dire, dans l’explication détaillée avec une précision quasi scientifique de l’« éperonnage » d’un bateau au large de Cape Fear, en 1859.

thTYR8M48TLe navire avait quitté Boston avec, à son bord, un équipage aguerri, mais, aussi, pour son « initiation » en mer, la femme du capitaine. Elle avait confié leur jeune enfant à ses parents. Natie ne revit jamais son père et sa mère, emportés par les flots après le choc effroyable avec un beaupré lancé à toutes vapeurs vers le bastingage du brick et il l’embrocha dans un grondement assourdissant.

« Il n’y a pas d’athées en mer », avait clamé le père de la disparue, alors que sa mère clamait que le destin des marins se trouvait dans la main de Dieu…

Alors, suivent près de 400 pages qui revisitent d’une manière intrigante, palpitante et fort mystérieuse, l’une des plus célèbres énigmes maritimes.

Une captivante histoire de fantômes teintée de légendes, d’ésotérisme, de poésie…, parfois plus intenses que la vérité, souligne l’écrivaine américaine, Prix Kafka et Prix Orange, ce dernier récompensant chaque année le meilleur roman de langue anglaise écrit par une femme.

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