pgf-ft300« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

couv48150947Avec « Les roses sont éternelles » de Françoise Bourdon (Calmann-Lévy), ce n’est pas le premier ouvrage de terroir que je présente, tant j’apprécie ce style aux histoires généralement si proches du quotidien de tout un chacun.

Particularité de ce livre, il s’agit de quatre nouvelles : « Le temps des violettes », qui se déroule au tout début du XIXe siècle du côté du Mont Ventoux, là, où, différentes croyances et superstitions ont la vie dure : une rousse y est considérée comme une sorcière, par exemple. Il y a, également, « Les roses sont éternelles », une histoire qui se raconte sur un banc de pierre à l’ombre d’un vieux figuier, mais qui sont quelques mots d’une épitaphe sur la tombe d’une bien-aimée. Ensuite, avec « La douce violence des souvenirs », cette nouvelle s’étire de 1916 à 1919, et l’inévitable « maudite guerre » et ce constat terrifiant : « que de nombreux soldats avaient perdu la mémoire parce qu’ils avaient été confrontés à trop d’horreur… », enfin, « Les souliers de Madeleine », pour une bonne cinquantaine de pages à vous arracher les larmes du lecteur le plus endurci. Un récit qui a pour théâtre l’entre-deux-guerres avec pour point de départ « Alexandre et Madeleine qui ne s’étaient pas mariés, et Antoine, leur fils, qui n’avait pas été baptisé… »

Un Antoine devenu orphelin de père qui, à 9 ans, faisait l’école buissonnière en déclarant que l’école ne l’intéressait pas et qu’il voulait travailler en usine.

Cet ouvrage qui, donc, aborde le quotidien des gens avec son cortège de cruautés, de violences, de mesquineries et autres bassesses, se veut, néanmoins, un quadruple cri d’espérance. Un pour chaque nouvelle.

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