« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

L’essai « Où allons-nous, mes amis ? » de Marek Halter (Éditions Robert Laffont), débute de la manière suivante : « Chacun éprouve un sentiment. La peur. Peur de la modernité, peur d’un monde qui évolue trop vite, peur d’un avenir qui semble obstrué, et, ce qui est nouveau, peur de l’autre. De l’autre perçu comme étranger. »

Et, à cette crainte, explique l’auteur, il y a celle d’une violence aveugle qui, alors, « ajoute une peur aux peurs ».

« C’est ainsi que resurgit la théorie du complot, précise-t-il. L’ennemi intérieur n’est-il pas nourri par celui de l’extérieur ? Et inversement ? (…) Alors, s’élève brusquement, devant nos yeux, une barrière infranchissable : la haine naît ! »

Existe-t-il une solution pour la contrecarrer ?

Outre ses croyances personnelles, Marek Halter lance : « Pour se réconcilier, il faut d’abord se connaître ».

En 80 pages, j’ai encore relevé ces trois déclarations :

« La violence commence où la parole s’arrête. En effet, tant que les hommes se parlent, même s’ils s’insultent, ils ne s’entre-tuent pas. La source du racisme est l’ignorance. »

« Comment la France, où presque toute la jeunesse est scolarisée et où presque tous les élèves obtiennent leur baccalauréat, peut-elle compter autant d’ignorants ? »

« Une pensée ne succombe ni à un coup de feu, ni à un coup de lame mais à une autre pensée. »

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