« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

J’avoue avoir une grande admiration pour Albert Camus. Son roman « L’Étranger », lu et relu, a marqué toute mon existence.

Dans la présente rubrique, d’autres ouvrages de cet écrivain trop tôt disparu, ont fait l’objet de commentaires et de citations choisies. Avec « Lettres à un ami allemand », moins de 80 pages, soit quatre missives écrites sous l’Occupation nazie et destinées à des publications clandestines dans un premier temps, l’humanisme du Prix Nobel de Littérature 1957, resurgit et ne peut que toucher la conscience de tout citoyen, justement en les temps troublés que nous vivons.

Voici trois passages explicites :

« J’aime trop mon pays pour être nationaliste. Je ne déteste que les bourreaux et ces « Lettres à un ami allemand » sont un document de la lutte contre la violence. »

« L’intelligence donne son accord au courage. »

Et, en juillet 1944, ces mots directement adressés aux nazis : « Je sais que le ciel qui fut indifférent à vos atroces victoires le sera encore à votre défaite. Aujourd’hui encore, je n’attends rien de lui. Mais nous aurons du moins contribué à sauver la créature de la solitude où vous vouliez le mettre. Pour avoir dédaigné cette fidélité à l’homme, c’est vous qui, par milliers, allez mourir solitaires. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

Postez votre commentaire ici
Entrez votre nom ici

15 − quatre =