dimanche, octobre 2, 2022

Musiques du monde, écologie

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L’insoumise de Yann Kerlau (Albin Michel)

« Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.

 « Qui était la femme couchée sous mon père nu ? » était la question récurrente, traumatisante et obsédante qui hantait l’existence de Jeanne depuis sa tendre enfance.

Une découverte qui fut l’occasion pour son géniteur, le roi d’Aragon, de représailles, d’humiliations, de violences à son égard, même celle de la faire violer par deux de ses sbires et de la jeter dans des cachots !

La mère de Jeanne devait savoir, son frère et sa sœur avaient probablement découvert le même spectacle. Ces deux-ci avaient disparus de ce monde, « rappelés à Dieu », disait-on.

« L’insoumise » de Yann Kerlau (Albin Michel), roman à connotation historique, est un ouvrage fort, poignant, émouvant, « révoltant », que seule une écriture de qualité comme celle de cet auteur de biographies peut susciter.

On ne sort pas indemne de ce livre, tant sa puissance vous incite à une réflexion profonde sur le destin de certaines personnes, a fortiori si elles sont des figures historique connues, comme ce fut le cas avec Jeanne 1ère de Castille.

Une femme, devenue épouse de Philippe de Habsbourg, également assassiné par sa majesté Ferdinand d’Aragon, qui n’avait pas sa langue en poche : « Ces messieurs de l’Église se prennent pour Dieu le Père. Canaille ! Vous souillez l’habit que vous portez », lança-t-elle à l’évêque de Cordoue.

Un père sanguinaire, un roi dit Catholique, des gens de cours soumis et pantins à son bon vouloir et, parmi ce monde, une femme  qui avait été extraordinairement belle mais qui devait être cassée, broyée, par la machine infernale paternelle avec la bénédiction d’une Église complice.

Jeanne 1ère de Castille resterait-elle un jouet entre leurs sales pattes  ou sa volonté et sa détermination viendraient-elles à bout de ceux qui la martyrisaient ?

Eh bien, la « résurrection » de la reine de Castille eut lieu ! Au lecteur de découvrir cette réaction, bien entendu.

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