Le dilemme quand vous lisez plusieurs fois un même auteur et que vous avez l’apprécié, est de savoir s’il en sera de même avec l’ouvrage que vous débutez, malgré ce qu’en dit la quatrième de couverture.

Ainsi, j’avais adoré Les Trois Chats de Chamasson écrit il y a une paire d’années par Didier Cornaille et allais-je y ajouter Un violon en forêt ?

Certes, comparaison n’est pas raison, mais force de constater que, si ce nouveau récit de terroir relève d’une tout autre histoire, il m’a autant enthousiasmé.

Magie de la plume ? Choix d’un récit qui accroche ? Les deux à la fois ? Allez savoir et, dans le fond, peu importe.

En revanche, la guéguerre que se livraient les villageois de Chausseney et Montfort se partageant les côtés d’une immense forêt et les roches de Montcouvert, ce n’était pas n’importe quoi depuis des générations !

À ce combat de coqs, s’ajoutaient des détails qui donnent la raison que telle famille ne daigne même pas saluer telle autre famille, que l’on change de trottoir, ou, plutôt de chemin afin de ne pas rencontrer tel villageois…

Ajoutons que routes, rails, nouveaux commerces, débuts du tourisme dans l’un de ces villages du Morvan attirent automatiquement la jalousie et l’envie de l’autre, et cela devient une quasi querelle permanente.

Jusqu’au jour où, un jeune de l’entité défavorisée tombe amoureux d’une belle de l’autre côté de la frontière et l’épouse, c’est cependant encore considéré comme une traîtrise, mais, son petit-fils qui adore revenir en week-end se promener avec son cheval dans la région, tombe, à son tour, amoureux, mais d’une jolie violoniste de la ville, Guillermina,  squattant une ferme abandonnée Elle trouve l’acoustique de la région exceptionnelle, eh alors, cela va tout changer ! En 300 pages vous allez vivre la métamorphose d’une région sous le splendide label de « convivialité », en somme.

 

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music