16 juin 2021
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Qui trompe qui ?

Mon frère, ce zéro est le titre accrocheur du roman de Colin Thibert paru aux Éditions Héloïse d’Ormesson et qui, en plus, affiche un bandeau en forme de question qui interpelle d’emblée le lecteur : « Qui trompe qui ? »

Oui, qui trompe qui, au juste ? Colin Thibert, entre autres spécialisé dans la Série noire, explique qu’Antoine Percier, autoproclamé expert en toilettes sèches, le nec plus ultra écologique en ce domaine, casquette vissée sur le crâne, un gars pas très gâté par la nature avec ses dents pourries et son bégaiement, est convaincu d’une chose dans son existence passablement chahutée : son pote Canard, Sylvain Canard de son vrai nom, est sur un coup de plusieurs millions d’euros.

Il tente même de convaincre Jean-Jacques, le viking blond, grand, baraqué, autre membre du trio, mais celui-ci n’est pas du tout enclin à braquer une banque, un fourgon blindé, un commerce de produits de luxe, genre bijouterie.

Alors, Canard, tatoué, percing, crâne rasé, l’œil perpétuellement aux aguets, explique posément en enfilant les cannettes de bière, que Thibault Dastry, un milliardaire, patron de journaux, de stations de radio et de télévision, a un frère, Julien.

Jusqu’ici, rien de bien spécial dans la trame du polar, je vous l’accorde, mais, le lecteur doit savoir que le magnat de la presse cache soigneusement son parent à raison de 7.580 euros par mois dans un asile, car le pauvre est « taré » et que cela ferait mauvais genre que la planète entière l’apprenne.

Alors, le plan de Canard est de révéler au monde entier cette situation, tout bonnement. Enfin, c’est ce qu’il croit.

Voilà. Vous en connaissez déjà assez sur ce qui vous attend dans ce roman qui, vraiment, sort de l’ordinaire.

Allez ! Un tout dernier indice : Thibault Dastry avait magouillé avec des banques monégasques pour rebondir dans des paradis fiscaux et davantage éluder le fisc et, surtout, qu’à un moment donné, il dut choisir entre son frère et ses secrets bancaires.

 

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